CHARLES-ROBERT DIMI, UN PHILOSOPHE CAMEROUNAIS A REDÉCOUVRIR

Il arrive parfois qu’en marge d’une soutenance de thèse, un auteur ou une question importante se révèle. Tel aura été le cas avec celle de Scholastique Bilaure Ngoumgang Tahadoum soutenue le 7 avril dernier, dans le cadre d’une co-diplomation entre l’université de Dschang au Cameroun et l’Institut Catholique de Paris.

La doctorante, brillamment reçue, s’interrogeait, d’un point de vue de philosophie comparée, sur le nationalisme et l’internationalisme chez Charles-Robert Dimi et Alain Finkelkraut. En quatre livres majeurs, le premier aura tenté de dresser une voie originale pour la philosophie en Afrique : Sagesse boulou et philosophie (1982) ; L’Afrique noire aux oubliettes du marxisme (1989) ; Historicité et rationalité de la démocratie en Afrique (l’Harmattan, 2007) ; Quelle morale pour l’Afrique ? Critique de l’intelligence axiologique (Silex, 2016).

Indépendamment de l’hommage rendu par ses collègues en 2018, une thèse sur l’auteur était peut-être la meilleure façon de valoriser sa philosophie. Sous le signe de l’interculturel, la pensée de Charles-Robert Dimi n’est pas sans intérêt. En effet, depuis sa thèse Nationalisme et internationalisme chez Karl Marx et Friedrich Engels (soutenue à Rouen en 1976), Charles-Robert Dimi s’est employé à développer une voie philosophique originale, qui n’aura pas simplement été celle d’une « adaptation » du marxisme en Afrique.

En effet, dans un précédent ouvrage intitulé L’appropriation de soi en Afrique subsharienne (Editions du Net, 2017), Bilaure Ngoumgang, s’était demandée si l’accent porté par le philosophe camerounais sur les aspects scientifiques du marxisme ne traduisait pas un reste de scientisme, et pour tout dire, d’européocentrisme. Elle avait montré que deux tendances étaient en jeu dans sa pensée, l’une « révolutionnaire », l’autre plus « refondatrice », l’une et l’autre focalisées sur le fait colonial même si la première était plus centrée sur les libérations à mener, la seconde sur le négationnisme culturel, Charles-Robert Dimi optant finalement pour une approche à partir de l’historicité endogène de l’Afrique.

La thèse de Bilaure Ngoumgang, qu’on espère voir publiée prochainement, franchit un pas supplémentaire en s’interrogeant sur le « retour à la nation » perceptible chez Charles-Robert Dimi. Dans un monde marqué partagé entre replis identitaires et effondrement moral d’un certain idéal universitaire, un « patriotisme ouvert » est-il possible ? Au futur lecteur d’en juger

Quoi qu’il en soit, l’histoire retiendra que cette thèse aura été soutenue le jour de l’anniversaire du génocide des Tutsi, auquel le REPHI consacrera une journée le 17 avril prochain (inscriptions par le lien sur le site http://www.rephifrancewordpress.com). 

                                                                                   J.-F. PETIT, directeur du REPHI

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L’HUMANITÉ À L’ÉPREUVE DE LA DÉPORTATION

L’HUMANITÉ À L’ÉPREUVE DE LA DÉPORTATION:

Pourquoi et comment a-t-on cherché à réduire l’humanité de l’homme dans l’univers concentrationnaire ? Quels sont les ressorts permettant de survivre dans les camps de concentration ? Qu’en est-il du bourreau, du système qui permet de mettre en place l’inhumain ? Comment est-il possible de s’en prendre aux enfants ? Pourquoi y avait-il des Noirs dans les camps ? Voilà autant de questions abordées dans cet ouvrage.Nous découvrirons un épisode peu connu de la seconde guerre mondiale : le sauvetage d’enfants juifs-allemands par les Quakers anglais qui les ramèneront en Angleterre. Il sera aussi question du sort des enfants tsiganes sous le régime de Vichy.Il importe de travailler cette mémoire dans le cadre de la prévention des génocides. C’est ce qu’a particulièrement bien compris Tzvetan Todorov, philosophe français d’origine bulgare auquel nous souhaitons rendre hommage. Plus généralement ce type d’analyse de la barbarie nous permet de constamment réactiver nos réflexes et d’identifier les zones d’inhumanité vers lesquelles nos sociétés peuvent conduire.Avec une préface de Denis Salas, président de l’Association Française pour l’histoire de la justice.

Cet ouvrage est un livre d’hommage à Tzvetan Todorov initié par le REPHI. Il est disponible au prix de 24,50 euros.

Pour voir un aperçu cliquez:

Pour tout achat, veuillez contacter:

cathy.leblanc@univ-catholille.fr  ou  legeaibleu@orange.fr

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Journée d’étude sur le génocide des Tutsi: 17 avril 2021

Téléchargez le programme en cliquant sur:

Une journée d’étude sur le génocide des Tutsi va avoir lieu le 17 avril 2021 suite à la publication du rapport Duclert. Pour s’inscrire suivre le lien: https://www.weezevent.com/journee-d-etude-sur-le-genocide-des-tutsi-au-rwanda

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Avis de soutenance

Madame Gaudiose LUHAHE

présente ses travaux en soutenance le

Vendredi 5 mars 2021, à 14 heures, salle Fustel au Palais universitaire

en vue de l’obtention du diplôme de Doctorat de Théologie et de Sciences Religieuses, spécialité éthique

Les enjeux des juridictions Gacaca :

Un défi éthique dans la reconstruction des valeurs du vivre ensemble au Rwanda après le génocide commis contre les Tutsi en 1994

Directeur

Monsieur Frédéric ROGNON

Membres du jury 

M. Pascal HINTERMEYER, Professeur, Université de Strasbourg

Mme Sylvie HUMBERT, Professeur, Université Catholique de Lille

M. Jean-François PETIT, Professeur, Institut Catholique de Paris

M. Frédéric ROGNON, Professeur, Université de Strasbourg

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LE RAPPORT STORA VU DU COTE ALGERIEN (2)

Une lecture philosophie, politique, épistémologique

            J’ai lu des extraits-clés du rapport. Le rapport Stora est ouvert à un débat à la fois historique et épistémologique. Mais, Ce débat ne doit pas se tromper de sujet. En juillet 2020, le président français Emmanuel Macron a autorisé l’historien Benjamin Stora à produire un rapport sur la mémoire, la vérité et la réconciliation entre la France et l’Algérie )Extrait du rapport, p.2(

             Le rapport Stora, en termes de forme,  a un caractère académique, Cependant, en termes de contenu, c’est un rapport politique et non un rapport historique. Cela est confirmé par la déclaration selon laquelle « La décision est prise par un historien français sur la politique du président Macron. » (cf l’historien Ammar Mohand Amer, Intervention dans le forum sur la mémoire coloniale en Algérie, CRASC. Oran. 09 février 2021.(

            Mais il y a peut-être un fait que les décideurs politiques devraient réaliser, à savoir que « l’écriture historique est fondamentalement sacrificielle ».Comme le demande l’historien Fuad Sofi : qui nous obscurcit la vision claire de l’événement Stora ?

            Ce qui nous fait que nous posons la question suivante: quelle est la volonté politique qui se cache derrière ce rapport? N’y a-t-il pas une intentionnalité de l’action politique (assignée à Benjamin Stora)  ? Et pourquoi ce dossier mémoire a-t-il été ouvert à la lumière des circonstances politiques et régionales actuelles?

   À mon avis, le rapport peut être évalué philosophiquement et cognitivement. Mais sans oublier la condition ontologique : la nécessité de rechercher la vérité de l’existence oubliée dans « la mémoire blessée » de tout un peuple, en retournant aux archives réelles cachées, et surtout, à partir des accords d’éthique reconnaissance et d’excuses. Marc Ferro dans le journal « Oran Repubblica » pendant la révolution de libération disait: « Il n’y a rien de plus difficile pour la colonisation que la mémoire colonisée ». )Selon Fuad Sofi(

Mohammed Amine Bendjilali

Philosophe,  algérien

référence: Jafar bin Saleh,  « Stora n’a pas exclu les excuses » 09 février 2021

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LE RAPPORT STORA VU DU COTE ALGERIEN (1)

Conflit de mémoire ou conflit de paradigme?

                  En lisant le rapport Stora qui vise l’apaisement d’une mémoire coloniale, on constate un étrange mélange entre deux paradigmes différents : un paradigme de repentance et un paradigme de réconciliation.

                  Ce   rapport est conditionné par une contrainte politique, l’empreinte du Président Emmanuel Macron est révélée par la présence flagrante de la philosophie ricoeurienne sur le pardon. Dans son livre   La mémoire, l’histoire, l’oubli (2000), le philosophe français Paul Ricœur  a entamé le travail de mémoire sur plusieurs champs, mais il n’élude pas la difficulté de parler sur le pardon, l’imprescriptible et la punition dans un monde dépourvu d’amour.

                  Plus que la détermination philosophique, la situation politique actuelle en France pèse lourdement sur ce rapport.  Avec l’émergence d’une idéologie sudiste nostalgique et une désagréable influence des idéologies d’extrême-droite, on peut constater que le rapport Stora/Macron ne pouvait, sans aucun doute, échapper aux pressions communautaristes de ces groupes. Dans ce contexte de rivalités, on assume l’idée avec l’historien Pierre Nora que la mémoire divise et que l’histoire rassemble.

                  Le rapport Stora/Macron restera un simple et maigre monologue avec une plaie ouverte tant qu’il n’y aura pas de négociation (Homi Bhabha) avec un Autre considéré malheureusement,  comme un subalterne (R. Guha). Toute construction de mémoire commence avec une entreprise conçue et ressemble à un travail de deuil, une entreprise d’ordre moral, juridique, politique et culturel. Jusqu’à maintenant, ce travail est loin d’être entrepris, et l’on épargne pas la paresse du côté algérien qui ne veut pas dépasser un populisme fondé sur des mythes indiscutables.

                  Si l’on ne construit pas une mémoire mutuelle et équitable entre les deux rives de la Méditerranée, si on n’investit pas dans un paradigme de reconnaissance (Axel Honneth), on ne pourra pas échapper aux abus des mémoires. Le travail de mémoire restera en construction et inachevé tant qu’il est traité par une seule voix et tant que les opprimés du passé ne sont pas prêts pour faire face.        

                                                                                         Benbouaziz Ouahid

Enseignant universitaire. Alger 

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La Mémoire à l’épreuve de la Déportation

Colloque international interdisciplinaire

du 11 au 13 mars 2021

Voir le programme complet:

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Rencontre du REPHI du samedi 20 février 2021

Vous pouvez suivre l’ensemble du débat en podcast sur: https://www.grosfichiers.com/eGvbBdX6ssg_9iLjppjxMRb

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Le samedi 20 février 2021 de 10h à 12h via zoom

Faculté de philosophie, Institut Catholique de Paris

  Paris, le 16 février 2020

Chers collègues et doctorants,

Après notre excellente dernière rencontre du REPHI le 12 décembre avec les interventions de Ricardo Salas et Miki Kasango, je vous confirme la date du

le samedi 20 février 2021 de 10h à 12h par zoom

pour notre 2e rencontre du Réseau philosophique de l’interculturel (REPHI)

Notre problématique concernant l’histoire, la mémoire et la dignité sera approfondie par les communications suivantes :

Les interventions de cette 2e rencontre se tiendront  comme la fois précédente par zoom à partir du lien suivant :

 A samedi, c’est-à-dire à très vite !

Dans l’assurance de mes meilleurs sentiments,

  • Sur l’épistémologie du rapport Stora (Jean-François Petit, Institut Catholique de Paris). Voir l’article sur le site http://www.rephifrancewordpress.com
  • La question noire pendant la Seconde Guerre Mondiale (Cathy Leblanc, université catholique de Lille), en perspective du colloque « La Mémoire à l’épreuve de la Déportation » du 11 au 13 mars 2021 en zoom. Inscription gratuite pour les étudiants auprès de cathy.leblanc@univ-catholille.fr

jfpetit

directeur du REPHI, Institut Catholique de Paris

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ALGERIE-FRANCE

DES RELATIONS INTERCULTURELLES A CONSTRUIRE

Le 21 janvier 2021, l’historien Benjamin Stora a remis au président de la République française son rapport « Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la Guerre d’Algérie ». Si besoin en était, il montre la nécessité de traiter philosophiquement les questions interculturelles. N’y trouve-t-on pas notamment en exergue une citation de Camus et, dans le corps du rapport des références constantes, notamment à Paul Ricœur ? Le rapport, qu’on trouve intégralement sur le site de la Présidence de la République (www.elysée.fr), marquera, je l’espère, une étape importante dans la réconciliation franco-algérienne.

Certes, on peut regretter d’emblée qu’un historien algérien n’aie pas pu être co-auteur de ce rapport. Mais par le nombre d’interlocuteurs concernés, par la qualité des questions visées, le travail  fera date. Certes, une certaine université, malgré l’engagement de ses plus brillants intellectuels de l’époque – François Mauriac, Raymond Aron, Jean-Paul Sartre, André Mandouze, Paul Ricœur –  continue de fuir ses responsabilités en refusant le tournant interculturel de la philosophie. Mais pour combien de temps encore ?

En effet, une lecture attentive du rapport Stora le montre aisément : celui-ci est entièrement parsemé de problèmes philosophiques, qu’il s’agisse du rapport entre mémoire et histoire, entre particularisme et universalisme ou entre justice et reconnaissance.  Pour éviter les querelles sans fin sur l’histoire mouvementée de la colonisation par la France de l’Algérie ou sur l’instrumentalisation de la mémoire de la guerre d’Algérie par les tenants du FLN, ne peut-on pas traiter philosophiquement la question de la concurrence victimaire ? Ne doit-on pas sortir du piège de la communautarisation des mémoires (du FLN, des Harkis, des Pieds Noirs, …) ? Comment traiter positivement le préalable fondamental posé par l’Etat algérien avant toute recherche d’un apaisement, à savoir la question de la reconnaissance par la France de ses crimes coloniaux en Algérie, sans s’arrêter sur les enjeux philosophiques de la reconnaissance?

En réalité, les travaux du REPHI depuis  10 ans donnent tout autant des repères conceptuels que méthodologiques pour aborder plus sereinement ces interrogations conflictuelles, autant à partir de ses terrains de recherche (de l’Afrique du Sud au Rwanda pour ne citer qu’eux) que ses thématiques privilégiées. Il en va ainsi notamment du problème de la justice culturelle, traité aussi bien dans le colloque de Cotonou en 2013, publié sous le titre Vers une démocratie interculturelle en Afrique ? (Chronique sociale, 2014) que celui de la Cour de Cassation en 2016  intitulé Justice transitionnelle, justice alternative (Ed. franciscaines, 2017).

Tout entier, le rapport Stora est basé sur la problématique ricoeurienne de la fiabilité de la représentation du passé effectué par l’intermédiaire de la mémoire. Et l’on y voit que le double passage du souvenir à la mémoire réfléchie et de celle-ci à l’histoire est loin d’être achevé. Fort heureusement, Benjamin Stora s’interroge, en demandant une ouverture plus large de toutes les archives, sur le mouvement qui va de la trace mémorielle à sa reconstitution, en étant averti de ce qui fonde souvent le pouvoir d’exploration et de recherche. Benjamin Stora semble à la recherche de nouvelles combinaison entre ce moment présent du savoir actuel sur la « Guerre d’Algérie » – le terme même pose problème puisqu’il s’agit pour beaucoup de la guerre d’indépendance de l’Algérie – et celui de l’acquisition d’une empreinte pacifiée, telle qu’elle pourrait notamment s’effectuer dans les programmes scolaires. On le sait, les acteurs moteurs de cette question sont en train de disparaitre. En conséquence, n’est-ce pas urgent d’éviter la constitution de traditions historiques encore plus séparées, justement en ayant recours aux recherches philosophiques sur la traditionnalité et l’historialité ?

Avec bon sens, Benjamin Stora montre qu’il croit en une multidirectionnalité de la mémoire et à sa symbolisation. Il dresse ainsi une longue liste de préconisations, qui vont de la préservation des cimetières européens en Algérie – question éminemment sensible constatée par nous-mêmes lors de la béatification des Martyrs de Tibhirine  – à la réactivation du projet abandonné en 2014 de musée de l’histoire de la France et de l’Algérie à Montpellier.

Mais une université catholique ne pourrait-elle pas, en raison même de sa vocation à l’universalité,  participer à la prise en charge l’idée d’un grand colloque international dédié au refus de la guerre d’Algérie par Ricoeur, Mauriac, Mandouze ou Pierre-Henri Simon ?

Naguère, en 2001, les participants au colloque international sur saint Augustin à Alger et Annaba (organisé par le Haut Conseil islamique d’Algérie et l’Université de Fribourg en Suisse, avec la participation justement d’André Mandouze) ont pu en recueillir les bienfaits dans la redécouverte des racines préislamiques de l’Algérie.

Aujourd’hui, les conséquences contemporaines de la guerre d’Algérie ne sont pas seulement dans les musées et les colloques. La reconnaissance des préjudices mutuels demanderait, plus que la mise en place d’une commission « mémoires et vérité » une véritable dynamique de réconciliation, où un processus de guérison des mémoires, à l’instar de celui initié en Afrique du Sud par le pasteur Lapsley, aurait toute sa légitimité.

Le rapport Stora recommande, avec raison que l’on se penche sur l’histoire longue de la présence coloniale française. Il évoque les articles d’Albert Camus sur la misère en Kabylie en 1939, tout comme le rôle des « chrétiens libéraux », notamment des prêtres ouvriers, de la Mission de France et du Prado  dans le sursaut moral et la lutte contre la torture en Algérie, voire même dans le soutien au FLN. Mais quel peut être aujourd’hui l’avenir de ces formes de présence, alors que les derniers grands témoins, comme l’archevêque d’Alger, Mgr Teissier, disparaissent rapidement ?

50 ans après les accords d’Evian, un colloque à Evian intitulé « Sortir de la guerre d’Algérie : regards croisés, regards apaisés » avait dû, les 17 et 18 mars 2012, être protégé par les forces de l’ordre. Ce fut une singulière expérience, qui heureusement, ne se reproduisit pas ! On peut donc, mesurer le chemin parcouru.  Entre mémoire manipulée et mémoire empêchée, nous ne pouvons en la circonstance que plaider, selon la formule de Ricœur, entre un renforcement de l’attestation et un usage modéré de la contestation pour favoriser une réception large du rapport Stora sur les questions mémorielles sur la colonisation et la guerre d’Algérie.

                                                                       J F PETIT, directeur du REPHI

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